DESSINS À LA PLUME ET AU PINCEAU.
A ceux qui se demanderaient avec angoisse et perplexité où en sont mes travaux picturaux, une nouvelle : j'ai illustré un recueil de poésies pour la jeunesse écrit et édité ( chez Langage-Tangage) par Danielle Helme : ABCDaire des insectes célèbres.
26 poèmes, autant que de lettres dans l'alphabet, et donc 26 dessins, dont une dizaine en couleur. L'ouvrage est consultable et commandable ( c'est même recommandé) sur ce site


BONJOUR !
Quelles nouvelles ( et quelles nouveautés) en cette charnière entre 2006 et 2007 ? Accrochez-vous, c’est parti.


Sans vouloir revenir sur LE MONDE ENFIN, je voudrais signaler ( roulez tambours, sonnez trompettes ), que le livre a obtenu, aux Imaginales de Nantes en novembre dernier, le Prix Julia Verlanger qui est, avec le Grand Prix de l’Imaginaire, un des deux grand prix annuels français couronnant un ouvrage de s-f. Voilà qui est dit et ne sera plus à dire. J’en profite néanmoins pour saluer, par delà le manteau de brume, la mémoire de Julia V, disparue depuis une vingtaine d’années, et qui fut une des auteures majeures de la s-f féminines françaises. Que son nom vienne chapeauter le mien ne peut que me réjouir…

 

Dernière minute, parution :
Les fantômes ne vieillissent jamais
- @telier de presse
A acheter ou télécharger ici...

Piqûre de rappel
Un certain 6 mai 2007
Les Cent jours de Nicolas Sarkozy
(version longue)

Concours

Dreampress.com fête les
40 ANS DE JEAN-PIERRE ANDREVON (1968 à 2008)
A cette occasion le site organise un grand concours de nouvelles et novellas, ouvert à toutes et tous.


A voir ailleurs

Dossier "Les chroniques de Centrum" Tome 3 et Interview sur ScenEario.com Et "l'interview-carrière" de Phenix Mag (pdf)


Exclu

ANDREVON A VENDRE


Bonus

ENCORE DES MOTS…


Depuis la dernière version de ces carnets, plusieurs ouvrages sont sortis des presses (comme on dit). Pour mémoire : Les Gros seins de la petite juive, La forteresse sacrifiée, Buveurs de vie et L’Affaire du calmar dans le grenier. Je n’en dirais pas plus, puisque vous pouvez retrouver l’argumentaire ( comme on dit, bis) de ces ouvrages dans notre entrée LIVRES, sauf pour signaler une fois encore que l’exxxxxxcellente collection Anticipation-fiction, qui abrite le calmar sous l’égide des éditions Rivière Blanche, ne se trouve pas dans toutes les boucheries ( végétariennes), mais qu’on peut en commander les ouvrages en se connectantà www.riviereblanche.com. Qu’on se le dise ! Pour ce qui est de Buveurs de vie ( réédition d’un ouvrage dit jeunesse), ma charmante et courageuse jeune éditrice et moa-même avons eu le plaisir d’une bien belle critique sur la toile (il n’y a plus qu’elle qui compte). Sans bouder notre plaisir ni le vôtre, la voici :

Buveurs de vie
Posté le 25.10.2006 par parolimage

Une nouvelle édition prometteuse, vient de naître dans le Sud.Ils’agit de l’édition : "Le navire en pleine ville" dont le siège social est situé à Saint Hippolythe du Fort dans le Gard.

Je viens de lire « Buveurs de vie » de Jean-Pierre Andrevon, dans la collection « sous le vent-classiques ».
Voilà un texte, non seulement bien écrit, non seulement bien construit et qui nous plonge dans l’univers des banlieues avec une hauteur, un regard à la fois pénétrant et loin des clichés. En un mot, c’est roman qui échappe au misérabilisme et à la diabolisation.

Nous avons affaire à des personnages non stéréotypés, qui vivent, qui pensent, des personnages réels qu’on aimerait presque rencontrer.

Nous sommes dans une banlieue non définie dans le temps et et dans l’espace, avec ses barres d’immeubles, ses rues sans âmes, et des gens qui vivent là comme entre parenthèses.

Pourtant, le récit débute dans le cadre d’une répétition d’un groupe de théâtre amateur. Il y a là : Kofy,Fabien et Chafia, la princesse beurette. Il manque Nordine, le jeune premier de la pièce. Chacun s’interroge. Il y a des rumeurs. Plusieurs jeunes de la cité ont disparu ces temps-ci, sans laisser de trace. Simple coïncidence ou danger réel ? On parle d’une nouvelle équipe de « keufs »...

Et puis cette voiture noire qui émet une étrange lumière bleue...

Mais après avoir découvert leur copain Merzouc, mort déincarné, comme sucé de l’intérieur, les jeunes se confient au vieil îlotier du coin, un peu porté sur la bouteille, mais brave, aimé de tous. Ils décident d’en avoir le cœur net. Rendez-vous est pris à 20h30. Après une longue attente et leur mise en danger, ils feront à une face à des extra-terrestres venus pour se nourrir des hommes.

Ce texte métaphorique renvoie au problème de la guerre faite aux pauvres, car cette sinistre voiture noire et ses habitants représentent le terrifiant pouvoir des nantis, ces buveurs de vie.

Un récit qui se lit d’une traite. Le verlan, parfois utilisé, met en situation une réalité langagière qui émaille un texte particulièrement soigné. On sent une grande empathie de l’auteur pour ces jeunes un peu paumés mais qui gardent une vitalité, une énergie magnifique. Les plans, la description des lieux et des objets sont exemplaires du genre.

A mettre entre toutes les mains à partir de 12 ans.
 

Merci donc à Parolimage


Le troisième tome des Chroniques de Centrum, Le Furet montre les dents est, à l’heure où je vous cause, encore en phase de fabrication dans l’atelier aux portes blindées de l’infatigable et génial Afif K. Pour preuve, une planche presque au hasard . Et la couverture .  Mais, si ça se trouve, à l’heure où vous les lirez, ces lignes, l’album sera peut-être bien en vente chez toutes les Katy Martin ( c’est un private joke ) de France et du pays basque, puisqu’il devrait sortir courant janvier. Cet album clôt l’adaptation de mon roman Le Travail du Furet à l’intérieur du poulailler. Ne pleurez pas, O lectrices et lecteurs ! Il n’est pas impossible que le Furet, s’il a faim de volailles, revienne un de ces jours se faire les dents sur d’innocentes victimes.  En attendant, un nouveau projet chauffe  entre Afif et moi, un One Shot cette fois. Mais chut…. Chaque chose en son temps.



Pour ce qui concerne la marginalité ( elle n’a rien de déshonorant ) je voudrais signaler la parution, sous la forme d’un numéro spécial de la revue FICTION deuxième souffle — relancée par André-François Ruault en sa maison lyonnaise les Moutons électriques, d’une somme titrée Les Anges électriques . Pourquoi ce titre ? Parce que le sommaire est entièrement composé de nouvelles, 19 au total ( françaises et étrangères) traitant des anges, que ce soit dans le domaine de la s-f, de la fantasy ou du fantastique. J’ai l’honneur ( mais si) de figurer deux fois au sommaire de ce numéro, avec deux textes inédits : Les ailes brisées, plutôt poétique, qui se termine par deux vers d’un de mes poètes préférés :

De Chine sont venus ces oiseaux longs et souples
Qui n’ont qu’une seule aile et qui volent par couples

Vous ne savez pas de qui c’est ? Tant pis pour vous. La seconde, Gardiens, est plutôt dans le genre Quatrième dimension. Donc ne vous privez surtout pas de cette somme, incluse dans un bien bel objet de 360 pages délicatement illustrées.



Ma plus belle satisfaction de cette fin d’année ne consiste pourtant pas en un livre de papier, mais concerne un DVD . Eh oui, au bout d’années sans nombre d’attente fébrile et de patience naturellement angélique, GANDAHAR a eu les honneur, non d’un grattage mais d’un gravage. Je veux parler naturellement, cela tombe sous le sens, de l’adaptation par René Laloux, avec Caza au dessin, de mon premier ( 1969) roman, Les Hommes-machines contre Gandahar, sorti sur grand écran en 1987, qui avait eu droit à plusieurs diffusions TV, d’une édition VHS, mais dont les droits étaient ensuite restés longtemps bloqués. D’où une indisponibilité qui a duré plus de dix ans. Et puis, grâce à l’obstination de Fabrice Blin, auteur d’un magnifique ( c’est d’ailleurs le seul) livre sur Laloux, Les Mondes fantastiques de René Laloux, éd. Du Pythagore, Arte vidéo s’est décidé à ressortir le film de sa boîte. Magnifiquement remastérisé, accompagné d’une livret de 40 pages sur l’œuvre de son réalisateur, ce Gandahar est un vrai bonheur, je l’écris d’autant plus volontiers que je n’ai participé en rien à sa réalisation. Ce que je le raconte d’ailleurs dans le bonus, pour lequel Fabrice nous a filmés, Caza, Philippe Leclerc ( assistant de Laloux ) et votre humble serviteur. On consultera le site officiel : www.arte.tv et, pour en savoir plus, une belle page en allant à  http://www.yozone.fr/article.php3?id_article=3002



En 2007, l’actualisé sera nettement plus maigre puisque je me suis attelé depuis pas loin de deux ans à un travail  (n’ayons pas peur des mots) COLOSSAL, qui consiste à l’ écriture d’un ( on respire un grand coup) :

Dictionnaire encyclopédique de 111 ans de films fantastiques et de science-fiction
( 1896 - 2007)

Cela faisait longtemps que l’idée me titillait l’occiput. Et puis, avec l’accord pressant de Thierry Steff, autrefois à Dreamland, et qui est en train de lancer une nouvelle maison d’édition consacrée au cinéma, je me suis lancé moi aussi. En compagnie de deux seconds précieux, en l’occurrence Bernard Médioni et Pierre Gires, tous deux rédacteurs à L’ÉCRAN FANTASTIQUE, comme de bien entendu, et sous l’œil paternel d’Alain Schlochoff, rédacteur en chef de la revue. L’ouvrage devant être ( en principe ) achevé fin 2007 pour une parution fin 2008, vous comprendrez que le temps presse, et qu’en d’autres termes ça urge : 3 à 4000 films commentés, un total comptant entre 5 et 6 millions de signes, ça ne se trouve pas sous les pieds d’un cheval, comme disait mon grand-père paysan, qui n’a jamais vu un film de sa vie. Alors j’ai du boulot, excusez si je vous quitte un peu abruptement.

A la prochaine, portez-vous bien, bonne année puisque c’est l’époque et, naturellement, Bonjour chez vous !